MONA AWAD
a participé à : masterclass #1 – 2025
”J’ai eu la chance de participer pendant six mois à la Masterclass Œildeep, aux côtés de grands photographes, Jean-Christian Bourcart et Denis Darzacq, ainsi que de Laurence Cornet, éditrice au Monde, et de Sonia Seraidarian qui a initié cet incroyable projet.
Cette expérience m’a permis de retrouver un élan créatif à un moment où je me sentais en panne d’inspiration, et surtout d’élaborer une véritable écriture photographique. L’accompagnement exigeant et bienveillant, les échanges collectifs et les retours personnalisés m’ont ouvert de nouvelles pistes dans ma pratique. Je garderai cette expérience comme un repère essentiel dans mon parcours de photographe. Je recommande vivement cette Masterclass à tous les photographes qui cherchent à renouveler leur regard et à construire leur propre langage visuel.
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MONA AWAD
a participé à : masterclass #1 – 2025
”J’ai eu la chance de participer pendant six mois à la Masterclass Œildeep, aux côtés de grands photographes, Jean-Christian Bourcart et Denis Darzacq, ainsi que de Laurence Cornet, éditrice au Monde, et de Sonia Seraidarian qui a initié cet incroyable projet.
Cette expérience m’a permis de retrouver un élan créatif à un moment où je me sentais en panne d’inspiration, et surtout d’élaborer une véritable écriture photographique. L’accompagnement exigeant et bienveillant, les échanges collectifs et les retours personnalisés m’ont ouvert de nouvelles pistes dans ma pratique. Je garderai cette expérience comme un repère essentiel dans mon parcours de photographe. Je recommande vivement cette Masterclass à tous les photographes qui cherchent à renouveler leur regard et à construire leur propre langage visuel.
LES CHEVEUX LONGS
Mon travail explore les représentations du genre à partir de mon histoire personnelle. Photographe et plasticienne, je m’appuie sur ma propre histoire pour explorer les représentations du féminin, entre héritages culturels et expériences vécues.
J’interroge le corps féminin dans sa force et sa vulnérabilité. Les cheveux, parfois présents, deviennent des traces héritées, des signes à réinventer.
À travers mes images, je cherche à donner forme à ce qui résiste aux définitions et à ouvrir un espace de reconnaissance et de liberté.
Mes images traduisent cette recherche : elles questionnent la vulnérabilité, la force, l’inconfort ou la liberté qui traversent le corps.
Ma pratique photographique a commencé à l’âge de 11 ans. Née fille, ma famille a voulu me transformer en garçon. Acte de rébellion, je refuse. Intuition de commencer des autoportraits en photomatons pour témoigner. C’est les années 80. C’était un premier geste d’affirmation, qui a marqué le début de ma relation à l’image. Au même moment je commence le travestissement, dans le bus de ramassage scolaire pour aller au collège, une tentative de reconstruction de ma propre féminité.
Mon travail va être profondément liée à une quête identitaire ; la féminité que ma famille me refusait. L’appareil photo m’a rendu visible. Au fil du temps, ma démarche a pris la forme d’une enquête visuelle en photographiant des femmes exprimant leur liberté.
Ma vision de la beauté joue un rôle central dans mon travail. J’aime en révéler une forme exacerbée, parfois excessive ou dérangeante, qui interroge les limites entre le sublime et l’ordinaire voire le laid, là où la beauté cesse d’être un idéal figé pour devenir un terrain d’expression plus libre. Dans cet espace, j’autorise mes personnages et moi-même à être belles, troublantes, mais aussi maladroites, absurdes, « moches », sans chercher à corriger ou à lisser. C’est cette ambivalence qui m’attire. Là où l’identité se montre dans toute sa vérité, sans masque de convenance.
Site web : https://mona-awad.com/
Instagram : @monaawadphotographe
