CAROLINE SALMON
a participé à : masterclass #3 – 2024
”C’est une occasion rare de pouvoir travailler avec le retour de Laura, Sonia, Stefano et Jean-Christian, quatre professionnels de la photographie apportant chacun la richesse de son expérience et de sa sensibilité.
Chaque week-end d’atelier offrait un vrai moment de partage autour de son propre projet et de celui des autres stagiaires. Une belle aventure lumineuse et créative dans une bonne ambiance de travail !
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CAROLINE SALMON
a participé à : masterclass #3 – 2024
”C’est une occasion rare de pouvoir travailler avec le retour de Laura, Sonia, Stefano et Jean-Christian, quatre professionnels de la photographie apportant chacun la richesse de son expérience et de sa sensibilité.
Chaque week-end d’atelier offrait un vrai moment de partage autour de son propre projet et de celui des autres stagiaires. Une belle aventure lumineuse et créative dans une bonne ambiance de travail !
ENTRE DEUX MURMURES
« Je vous invite loin de toute agitation du monde.
Dans un temps flottant, où l’apparition d’un nuage est un événement.
J’attends, je m’allonge et je contemple.
Puis je libère les couleurs de la paume de ma main.
Elles sont parfois peintres,
elles sont peut-être poètes,
elles sont ici reines du paysage.
En un mouvement, elles tentent de cerner ou de cacher ou d’offrir.
Entre deux murmures, elles dessinent un seuil.
Il me mène au-delà des longueurs d’ondes du paysage. »
Cette série a débuté dans les paysages de mon enfance. Je suis venue y poser des couleurs instinctivement, à la prise de vue, avec des filtres fabriqués en amont dans mon atelier. Petit à petit j’ai continué à installer mes couleurs dans des paysages quotidiens et ordinaires, à la recherche du ravissement d’un paysage idéal.
Depuis, je poursuis cette quête inépuisable des vibrations ressenties lors de ma propre immersion dans le paysage.
Les couleurs peintes se mélangent avec les couleurs de l’environnement, elles changent l’unité de lumière et les rapports de couleurs, créant des télescopages d’espace, des superpositions de temps, et des seuils vers d’autres mondes.
Le paysage devient le fond, la couleur le sujet.
Le flou dématérialise les traits de pinceaux et rend la couleur fluide et éphémère, en constante transformation.
L’apparition de l’abstraction dans le paysage et la puissance émotionnelle de la couleur tendent à offrir au spectateur une expérience méditative et contemplative.
